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50 Cent : « Un homme n’est pas aussi séduisant qu’une belle femme, sauf s’il est célèbre et reconnu »

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50 Cent : « Un homme n’est pas aussi séduisant qu’une belle femme, sauf s’il est célèbre et reconnu »

Cinéma, musique, armes… De passage à Paris pour la sortie de « Before I Self Destruct », l’ex-protégé d’Eminem et de Dr. Dre revient sur son parcours et sur ses choix artistiques.

Lire l’interview complète :

Comment se passe la promotion de ton nouvel opus ?

C’est génial, je ne peux pas me plaindre ! « Before I Self Destruct » est mon quatrième album. Je suis fier de ce projet. J’ai réussi à faire en sorte que le public le compare à mon premier disque. C’est un accomplissement majeur pour moi, car mon premier album a eu un grand succès dans le hip-hop et s’est vendu dans le monde entier. C’est vraiment génial que les gens comparent mon nouveau disque avec ce dernier !

Peux-tu m’en dire plus au sujet de « Before I Self Destruct » ?

Artistiquement, j’ai le sentiment d’avoir fait le bon choix. De mon point de vue, il y a plus d’imperfections et de vérités sur cet album. J’ai écrit quelques scénarios pour expliquer les textes de mon album « Get Rich Or Die Tryin' ». Comme j’ai eu du temps, j’ai écrit, produit et réalisé mon premier projet de film. Ce dernier est distribué avec l’album. Je l’ai produit très tôt, c’est donc pour cette raison qu’il s’est retrouvé sur Internet un mois avant sa sortie. D’une manière générale, cet opus représente la confusion, qui est un stade plus vulnérable pour un artiste. J’ai essayé de tester des choses. Cette fois, la conception de ce disque a été magique ! J’ai eu l’opportunité de raconter mon expérience et de la partager avec les gens partout dans le monde. Nous sommes ici à Paris, bien loin de mon quartier du Queens à New York. La musique brise les barrières de la langue. Avec mon précédent projet, « Curtis », j’ai eu l’opportunité de visiter des pays comme le Kosovo, l’Inde, le Vénézuela, le Chili, la Colombie, le Brésil, ou encore l’Australie. Je vais encore en visiter davantage avec ce disque.

Ton premier single, « Baby By Me », a déjà beaucoup de succès aux Etats-Unis…

Mon premier titre « Baby By Me », en featuring avec Ne-Yo et produit par Polow Da Don, s’est retrouvé dans le top cinq des meilleures ventes de singles. Je m’attendais à ce qu’il soit un tube. Tant que mon album se porte aussi bien que le premier single, ce projet sera pour moi un succès.

Quel est pour toi la clé de ton succès ?

Mon assurance est souvent prise pour une forme d’arrogance. Lorsque tu viens de mon milieu, tu dois avoir vraiment confiance en toi, car il n’y a pas beaucoup de personnes autour de toi qui soutiendront tes projets. Cet aspect de ma personnalité est à la fois positif et négatif. J’ai eu du succès dans les affaires, car je n’ai peur de rien. Le point négatif est l’interprétation des gens concernant mes intentions.

Comment expliques-tu que tes singles soient atypiques par rapport au reste de l’album ?

Les singles « Baby By Me », « Do You Think About Me » et « OK, You’re Right » ont été conçus en dehors de l’album. Généralement, les singles se trouvent au début de la tracklist et là, tu les retrouves à la 13e, 14e et 15e position. Ces titres ont été écrits comme des singles commerciaux. Je voulais simplement m’assurer que « Before I Self Destruct » n’était pas un disque commercial. Je voulais capturer l’énergie de mes premiers projets. Parce que j’avais écrit beaucoup de titres sombres avant « Get Rich Or Die Tryin' », mon premier single a d’abord été destiné aux clubs. « In Da Club » était fait pour la fête, c’est pourquoi il a toujours du succès. Sur cet album, je n’ai pas pu réécrire cette chanson. Je n’ai pas pu écrire le même concept et je ne voulais pas le faire. Artistiquement, je ne voulais pas faire une copie, mais quelque chose de différent et offrir une autre facette de ma personnalité. En offrant une partie de moi, je me démarque de tous les autres artistes, car ils pourront être meilleurs que moi dans tous les domaines, mais ils ne seront jamais moi ! « Baby By Me » a été le dernier single écrit et le premier à sortir. Je l’ai écrit en dernier, car je voulais tout d’abord concevoir « Do You Think About Me ». Ce morceau évoque mon expérience avec la mère de mon fils, car j’ai traversé une passe difficile. Quand tu es dans une relation amoureuse, tu t’investis émotionnellement, mais également pour le pire. Il y a un cycle : vous êtes simplement amis, puis vous devenez plus intimes et vous vous donnez des titres comme ma copine, mon copain ou ma fiancée, mon mari, ma femme, pour finalement ne plus devenir amis. J’ai donc écrit « Do You Think About Me » en référence à mon ex, qui ne pensait qu’à mon argent, afin de créer un concept et poursuivre avec « Baby By Me ». En l’écrivant, je pensais à Paul McCartney (ndlr, sa femme a obtenu l’un des divorces les plus chers de l’histoire).

Dans le morceau « Baby By Me » dis-tu en quelque sorte que l’argent contrôle tout et que l’on peut avoir toutes les filles avec de l’argent ?

Non, mais ton interprétation est intéressante. Cette phrase a été samplée par Polow Da Don. Dans le hip-hop, il est commun d’utiliser des samples, mais pas de sampler ses propres morceaux. Lorsque je l’ai entendu, le morceau reprenait les paroles de « I Get Money ». J’exprimais un peu la frustration, mais d’une manière différente, envers la mère de mon fils, mais je me disais : « qui s’en soucie ? » Cela ne veut rien dire de donner un peu d’argent pour une pension alimentaire, car je l’aurais donné de toute façon. C’était un million et demi de dollars par an, donc lorsque la pension a été abaissée à un million, cela n’était rien pour moi. Polow m’a dit que c’était fou de m’entendre rapper de telles paroles, car cela correspondait à ma véritable expérience.

De nombreuses femmes doivent à présent te courir après pour ton argent…

Elles venaient avant le disque. En dehors de tes attributs physiques, tes capacités sont attirantes. Un homme n’est donc pas aussi séduisant qu’une belle femme, sauf s’il est célèbre et reconnu. Les femmes ont repoussé autant d’hommes que moi je l’ai fait avec des femmes, mais tant que vous n’êtes pas à ma place, vous ne saurez jamais ce que c’est (rires) !

Comment est née la collaboration avec Kelly Rowland sur le clip de « Baby By Me » ?

J’ai rencontré Kelly Rowland lors des derniers VMA (Video Music Awards). Lorsque je faisais ma tournée au Chili, au Vénézuela, en Colombie et au Brésil, sur ces marchés hispanophones importants, j’ai eu l’opportunité de découvrir des musiques intéressantes et j’ai eu l’idée de faire des collaborations. J’ai vu Kelly et je me suis dit : « Je veux l’avoir dans mon clip ! ». J’ai appelé son management, elle était en route pour Miami et s’est arrêtée en chemin pour le tournage. C’était super. Aux Etats-Unis, les gens disent que j’ai réussi à collaborer avec Kelly, la fille des Destiny’s Child. Mais dans les autres pays, elle est une star et a des albums numéro un dans les charts. Je pense que c’est le reflet du marketing. Elle a chanté tous les morceaux que Beyoncé chantait et fait toutes les chorégraphies que Beyoncé faisait dans les Destiny’s Child. Lorsque tu prends l’une d’entre elles et que tu en fais une superstar, les autres sont un peu mises de côté. Ce n’est que mon avis.

Tu as collaboré également avec R. Kelly sur « Could’ve Been You ». Comment s’est déroulée cette collaboration ?

Ce morceau a été enregistré il y a deux ans pour l’album « Detox » de Dr. Dre. A l’époque, il avait un refrain différent. Après avoir mis en boîte les voix, je suis retourné à mon hôtel, puis je suis revenu en studio, car je voulais ce morceau. Dre ne voulait pas me le donner, il a donc demandé à ce qu’on ne me laisse pas revenir en studio. J’ai attendu dehors environ vingt minutes, avant de me décider à rentrer. Pour cet album, j’ai finalement été autorisé à l’utiliser.

As-tu d’autres rêves de collaborations ?

Je les ai déjà réalisées. L’album « Curtis » regorgeait de collaborations. J’ai donc travaillé avec tous les artistes que je voulais. Lorsque tu travailles avec quelqu’un, tu essais de trouver une nouvelle énergie et le fait d’être dans une pièce avec d’autres artistes,ça change tout ! Sur « Ayo Technology », tu ne m’avais jamais encore entendu rapper avec cette cadence, parce que cette production était plus faite pour Justin Timberlake que 50 Cent. Le titre n’a jamais été numéro un. J’ai été deuxième des charts, car Kanye West me précédait.

Quels sont tes prochains projets ?

En décembre, je débute un projet personnel. En fait, c’est le deuxième des trois scénarios que j’ai écrits. Je jouerai avec Val Kilmer dans ce film baptisé « Gun and Socially Conscious », qui parlera du cheminement des armes, de leur fabrication à leur distribution, et sur la façon dont elles finissent dans la rue et touchent d’autres gens dans notre société. Je suis très enthousiaste, car j’ai également été capable de décrocher un contrat avec la télévision pour ma société de production. Je vais tourner trois à cinq films par an, mais je ne vais pas nécessairement jouer dans ces projets parce que je souhaite toujours poursuivre ma carrière de rappeur. Je vais en tout cas les financer et faire les choix artistiques.

Ne souhaites-tu donc pas faire un choix entre le rap et le cinéma ?

Tout le monde me dit que j’ai oublié la musique. La musique est la raison pour laquelle je suis ici ! Je ne veux pas oublier comment je suis arrivé là.

Source : musicatu.com

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