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Angélique Kidjo la nouvelle reine de l’afro-funk.

Diaspora

Angélique Kidjo la nouvelle reine de l’afro-funk.

Née au Bénin, Angélique Kidjo a grandi au milieu de ses huit frères et sœurs. Sa mère, une femme d’affaire, crée, en 1967, la première troupe théâtrale du Bénin. Encouragée par celle-ci, Angélique Kidjo foulera, dès l’âge de six ans, les planches des théâtres. Cinq ans plus tard, elle prend la tête de l’orchestre de son collège qui deviendra le plus célèbre de tout le Bénin. Bercée par les musiques traditionnelles africaines, Angélique Kidjo ne tarde pas, adolescente, à découvrir les rythmes endiablés de James Brown et à s’encanailler sur les airs " yéyé " de Sylvie Vartan.

Dans les années 80, Angélique Kidjo quitte le Bénin pour s’installer en France et suivre des cours de jazz. Là, elle fait la connaissance du pianiste hollandais Japer Van’t Hof, leader du groupe Pili Pili. Dès 1984, elle devient l’interprète du groupe et enregistre, en 1986, son premier album " Ewa Ka Djo ". Entre 1986 et 1987, elle enregistrera plusieurs albums avec le groupe avant de voler de ses propres ailes.

En 1989, Angélique Kidjo publie son premier album solo " Parakou ", qui connaît un grand succès commercial. En 1991, paraît " Logozo ", le second album d’Angélique Kidjo. Cet opus, plus abouti que le précédent, est entièrement signé par Angélique Kidjo et Jean Hébrail, son mari. Le succès de cet album dépasse rapidement les frontières de l’Europe et s’exporte au Japon, en Australie et aux Etats-Unis. En 1992, elle sera nommée trois fois aux New Music Awards américains dans les catégories " Meilleur nouvel album ", " Meilleur album de World Music " et " Meilleur artiste solo ".

Angélique Kidjo est, à cette époque, une star internationale. De nombreux réalisateurs illustrent même leurs longs-métrages avec certains de ses morceaux. On retrouve ainsi ses titres sur les bandes originales de films aussi divers que " Ma saison préférée " d’André Techiné, " Journal intime " de Nanni Moretti, ou " Street Fighter " avec Jean Claude Van Damne. En 1998, paraît " Oremi " un album entièrement enregistré aux Etats-Unis. La même année, Angélique Kidjo quitte Paris pour s’installer à New York.

Après la sortie, en 2001, d’une compilation " Keep On Moving ", Angélique Kidjo présente son album " Black Ivory Soul ", un opus aux couleurs du métissage et des musiques brésiliennes. Avec son compagnon Jean Hebrail, elle co-signe cinq titres. Pour le reste, elle s’est entourée d’auteurs reconnus tels Jacques Vénéruso, auteur de tubes pour J.J.Goldman, Céline Dion, Garou, et J. Kapler qui signe le premier extrait de l’album " Ne cédez jamais ".

Sensible aux problèmes de société qu’elle perçoit chaque jour, révoltée par la misère des pays du Tiers monde et d’ailleurs, elle écrit des textes engagés. Elle évoque le sort des enfants des rues au Brésil " Les enfants perdus " et dénonce le racisme en Occident qui sévit encore et toujours.

Avec ses technologies modernes de communication, le monde actuel, selon Angélique, n'est pas si vaste. Son nouvel album "Oyaya" (qui veut dire joie en kwa) veut réunifier des êtres à travers la musique et son histoire. Mélangeant langues africaines et français, les treize chansons de l'album ont été co-écrites avec son mari Jean Hébrail, sur des musiques aux accents des îles, salsa, meringue, ska. En duo avec Henri Salvador, elle chante "Le monde comme un bébé", une antique mazurka intemporelle et délicate qui s'impose d'elle-même avec douceur.

 

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