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Hommage a Douk’Saga

Diaspora

Hommage a Douk’Saga

Doukouré Stéphane De Amidou, alias Douk’Saga est décédé le jeudi 12 octobre 2006 d’une longue maladie au Burkina Faso. Nous vous proposons un extrait de l’article paru dans Top Visages exactement une semaine après la mort du créateur de la sagacité

Il était le boucantier, le président très très fort, le Sommet de l’Himalaya, le sommet des sommets, Théni Gbanani… Mais, depuis jeudi dernier, Douk’Saga, le distributeur de la joie, s’est éteint pour toujours.

C’est fini ! Douk est parti. Alors, pour tout ce qu’il a apporté à la jeunesse africaine, rangeons au placard les images désolantes qui ont précédé sa chute. Oublions les mauvais côtés de l’homme. Même s’il était vantard et aimait trop l’argent, on se souviendra qu’il aimait autant en donner aux autres, de manière toujours spectaculaire, cependant. Il est permis d’aimer la vie. C’est pourquoi Stéphane Doukouré aimait la vie dans son sens champagne, comme le chantait Iglesias.

Et pour croquer la vie et ses plaisirs à pleines dents, il a créé la sagacité, un jour, à Paris : couper et décaler certes, mais surtout faire pétiller la vie. Le bon cham-pagne, les jolies femmes, les belles voitures, les belles sapes, les bijoux : le luxe qui déploie tous ses avatars. Mais la sagacité, le couper-décaler sont aussi un mouvement qui arrive à point nommé pour apporter de la diversité et une certaine variété dans le quotidien plutôt morose des ivoiriens et donner des couleurs musicales aux vacances sur les bords de la lagune Ebrié. Et quand un jour, Douk lui-même, prend le micro et annonce à toute l’Afrique, lui le « président très très fort », qu’il est arrivé dans la cité les mains chargées de joie et de gaieté, la vague du mouvement emporte tout le monde.(…). Même quand, atteint par la maladie, il était miné, affaibli par ce mal, Douk n’avait qu’une préoccupation : faire le boucan.

Toujours et toujours. Ses sapes, ses bijoux, ses téléphones mobiles étaient devenus trop lourds. Mais « la légende vivante » tenait à faroter jusqu’à ce que le souffle lui manque. La maladie l’a touché alors qu’il était au sommet de son règne, mais « le Sommet de l’Himalaya » nous avait promis revenir bientôt, complètement revigoré. Hélas ! Douk ne reviendra plus. Jamais plus. Il nous a trompés. Le très très fort, c’est fini. Et il nous manque déjà.

Source : africahit.com

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