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Interview de Rihanna : « Je représente beaucoup de choses »

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Interview de Rihanna : « Je représente beaucoup de choses »

Après avoir entamé un premier virage avec « Good Girl Gone Bad », Rihanna poursuit sa mutation musicale et physique avec « Rated R ». De passage à Paris, la « bad girl » des charts a présenté son disque lors d’une conférence de presse.

Ton précédent album s’intitulait « Good Girl Gone Bad », celui-ci « Rated R ». Souhaites-tu, au fil de tes albums, avoir une image de plus en plus sulfureuse ?

(Rires). Pas nécessairement ! « Rated R » me représente vraiment et, tu sais, je représente beaucoup de choses. Mon image est très sexy mais reflète simplement ma manière d’être. Je ne m’habille pas d’une certaine façon pour apaiser qui que ce soit. En fait, ma façon de m’habiller énerve vraiment les gens, mais j’aime m’habiller comme ça, car c’est moi. C’est ce que je suis.

Est-ce un besoin pour toi de changer ton look, ton image et ton son à chaque album ?

Chaque album pour un artiste est un reflet de ce qu’il est à un moment de sa vie. J’ai fait mon dernier album lorsque j’avais 19 ans, donc mon image ne va pas être la même deux ans plus tard, ni mon message. Les paroles sont différentes, car j’ai énormément grandi en deux ans. L’image va donc changer, le son va changer, car ma préférence a changé. J’ai appris beaucoup plus en musique. Je viens de commencer à apprendre le ‘dubstep’ et je l’ai autant que possible incorporé dans mon album.

Personnellement, sens-tu que ta personnalité s’est assombrie ?

Parfois ! Lorsque je concevais cet opus, tout ce que je ressentais, toutes les émotions, je les ai fait ressortir en studio et tu l’entends sur l’album.

Pour les photos de l’album, tu as travaillé avec une célèbre photographe, Ellen von Unwerth. Quel rôle a-t-elle joué dans l’élaboration de ta nouvelle image ?

J’ai travaillé pour la première fois avec Ellen lors de ma première couverture pour un grand magazine à l’occasion de la sortie de « Good Girl Gone Bad ». C’était pour Giant Magazine. J’avais 19 ans et je me souviens que j’aimais son énergie, j’aimais vraiment travailler avec elle. Elle est si drôle. Ce n’était pas ennuyeux mais très joyeux, ce qui avait rendu la séance photo agréable. Les photos qui en sont ressorties étaient très belles. J’ai donc fait des recherches et j’ai commencé à rassembler des choses, des inspirations pour l’album. Finalement, 90% des photos que j’ai mises en avant étaient des photos qu’Ellen avait elle-même prises. Je l’ai donc appelée pour lui dire que je voulais travailler avec elle. Je voulais quelque chose d’agréable pour que les gens y voient de la personnalité. Je ne voulais pas être ennuyeuse et simplement prendre la pose, car ce n’est plus drôle. C’est ce que je fais pour tous les magazines. Je voulais que les gens voient à travers moi, découvrent qui je suis.

Pourquoi caches-tu ton oeil droit sur la pochette de ton album ?

C’est simplement un peu de mystère. Tes yeux racontent une histoire. Et si tu montres les deux yeux, tu es alors complètement vulnérable. Je peux être vulnérable par moment, mais parfois je suis énormément sur ma réserve et c’est exactement ce que représente la pochette de l’album.

Cet album est également très électro. Tu viens de La Barbade, mais comment incorpores-tu à présent tes origines dans ta musique ?

Sur certains de mes morceaux, tu entends énormément mon accent. J’ai essayé de l’incorporer, car j’ai pensé qu’il serait drôle de jouer avec les paroles et les thèmes des chansons. Sinon, le dubstep a vraiment influencé cet album. J’ai travaillé avec Chase & Status, qui ont en fait développé ce nouveau son avec moi. Tout le monde devait suivre cela. Je m’explique : chaque producteur a dû écouter les rythmes sur lesquels je travaillais avec Chase & Status. Il devait suivre le mouvement et avoir le bon son, car je voulais avoir un ensemble musical homogène. Je ne voulais pas partir dans tous les sens.

Peux-tu me parler du processus de création de « Rated R », ainsi que des artistes avec lesquels tu as collaboré, outre Chase & Status ?

Sur cet album, nous avons seulement trois featurings : Will.i.am, Young Jeezy et Slash. Ils sont tous arrivés à la dernière minute, en particulier Slash et Will.i.am. Il nous a envoyé des chansons qu’il avait en tête. Nous sommes retournés chez lui, à son studio. Nous avons commencé à écouter quelques-unes de leurs musiques et nous avons entendu cette chanson, « Photographs », sur laquelle il est en featuring. Elle était en fait pour les Black Eyed Peas et j’ai été si bluffée par elle que j’ai simplement dit : « Will, c’est ma chanson, c’est mon histoire. Cette chanson m’appartient. Black Eyed Peas ne devrait pas chanter cette chanson ! » (rires). Il y a eu une sorte de ‘bagarre’ durant trois heures ; nous discutions amicalement, puis il me l’a donnée. Nous sommes entrés en studio et c’est la dernière chanson que nous avons enregistrée. Nous avons également encore une fois travaillé avec Justin Timberlake, qui a écrit « Cold Case Love ». Nous avons aussi collaboré avec Ne-Yo, qui a écrit « Russian Roulette » et « Stupid In Love », mais également avec Stargate, Dream et Tricky. Nous avons donc énormément travaillé avec des gens que nous connaissions.

Tu évoquais Slash. Comment est née cette collaboration ?

C’est une rock star. J’ai intitulé la chanson « Rockstar 101 », et cela n’aurait pas été juste si Slash ne jouait pas sur ce titre. J’ai toujours voulu faire un morceau avec lui ! Nous avons plusieurs fois essayé de travailler ensemble et finalement c’est arrivé. L.A. Reid (ndlr : responsable du label Island Def Jam) l’a appelé à 9h du matin, le jour où nous devions envoyer l’album pour qu’il soit masterisé. C’était donc le moment ou jamais ! Il lui a dit : « Tu dois le faire, s’il te plaît ! ». Et Slash a simplement sauté de son lit pour se rendre directement au studio. Il l’a fait. Nous avons écouté le morceau, je l’adore. En fait, c’était une surprise. L.A. Reid ne m’avait rien dit jusqu’au dîner. Je ne le croyais pas. J’adore Slash !

Tu as beaucoup collaboré avec Jay-Z. Le fait qu’il ne fasse plus partie du label Def Jam a-t-il changé ta manière de travailler sur cet album ?

Oui, définitivement. Bien sûr, il y a eu des difficultés politiques, mais ils ont voulu travailler avec moi. Ils ne sont pas souciés du contrat. Il me considère comme leur petite fille, ils ont donc pris en main depuis le début tout le processus de la conception de l’album.

Tu as déjà sorti beaucoup de singles de cet opus, quel sera le quatrième ?

Dans l’immédiat, les singles sortis sont « Russian Roulette », « Wait Your Turn » et « Hard » en featuring avec Young Jeezy. Mais nous ne savons pas lequel sera le quatrième. J’espère que les fans m’aideront à choisir. Ce sera probablement « Stupid In Love » ou « Photographs ».

Pourquoi avoir choisi « Russian Roulette » en tant que premier single ?

« Russian Roulette » n’était pas le premier single typique. « Wait Your Turn » et « Russian Roulette » sont toutes les deux sorties simultanément, mais « Wait Your Turn » était plus un disque viral, nous l’avons simplement mis sur Internet, ainsi que le clip. Nous nous sommes dit que « Russian Roulette » était la chanson qui était la plus adaptée pour la radio, nous l’avons donc proposée en premier.

Y aura-t-il une tournée prochainement ?

Oui. Je vais démarrer la tournée au printemps prochain. Donc, guettez-moi. Je n’en ai pas pour longtemps.

Tu as un titre rock sur cet opus. Envisages-tu de monter sur scène une guitare à la main comme Jay-Z lors du festival Glastonbury ?

Je veux apprendre à jouer de la guitare, mais actuellement je joue de la batterie. En ce moment, c’est ce que j’aime faire. La guitare est la prochaine étape, mais tout le monde me dit que mes ongles sont beaucoup trop longs pour en jouer. Je dois donc attendre (rires) !

Source: musicatu.com

 

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