Connect with us

Biographies

Landry Ifouta

De Highlander l’Immortel en passant par De Mokoko, ou l’Exécuteur et encore, l’Avocat à la Cour des Cœurs, Landry Ifouta n’en a pas fini de nous étonner ! Le tourbillon déjanté mène ses croisades musicales au gré de ses humeurs et du sens que prend le vent. Comme cela se dit communément, il est entier ! Landry Ifouta c’est aussi celui qui a osé vendre son CD à 1000 francs CFA afin de décourager ceux qui s’adonnent au téléchargement d’œuvres originales ; fruit de dur labeur. Tant qu’à être pitaté, il est préférable de gagner quelque chose dessus ! En 2008, l’artiste annonce la sortie de son prochain album au titre évocateur de « Mbamba y Mbamba » qui signifie en langue vernaculaire «  Le pur descendant ».
 

 
S’il démarre l’année 2008 avec une réussite de plus ; référence à son concert du 11 Avril, Landry Ifouta n’en est pas à sa première consécration car, si l’homme aime son public, celui-ci le lui rend bien.

Originaire de l’Ogooué- Maritime, du Moyen-Ogooué et ayant même des ancêtres au Congo voisin, Landry Ifouta est le petit-fils de Madeleine de Mokoko, femme d’origine congolaise qui épousa un gabonais dans le milieu du XXème siècle. C’est notamment de là l’on suppose, que le futur artiste à l’époque, tient sa passion pour la danse et la musique. La Rumba qu’il chante si bien trouve assurément ses origines dans son arbre généalogique riche en diversités culturelles.

Né le 11 Novembre 1969 à Port Gentil au Gabon, il prend conscience dans le milieu des années 80 de son penchant pour le chant et la danse ; deux tendances artistiques qui ne vont pas l’une sans l’autre surtout, lorsque l’on est un bon africain. Et de Mokoko, en est sans aucun doute un. Alors qu’il se trouve encore sur les bancs de l’école, précisément au Lycée Technique National Omar Bongo dans les années 80, Capo Sound, attire déjà toute son attention. Il fini par intégrer l’orchestre et y fait ses premiers pas dans le monde de la musique. Il y passera deux années.

Après avoir apprit les rudiments du métier car, il en vit aujourd’hui et bien, c’est au sein de l’orchestre Obaka ; celui de la Radio télévision gabonaise (RTG), qu’il se retrouve et quitte quelques temps plus tard pour le groupe Evizo Stars. Il intègre la formation en tant que choriste. Puis, le destin le mènera à nouveau vers sa ville natale Port-Gentil où, cinq ans durant, il s’exercera en danse moderne : Jazz, Salsa, Classique et autres. Il s’inspirera d’ailleurs de celui qui dans les années 80, passionne toute une planète : Michaël Jackson. Il imite la méga star Afro américaine et finit même par en vivre. Le plus incroyable, c’est que le jeune en devient presque sa réincarnation à Port-Gentil. En 1996, il va falloir regagner la capitale politique car, il voit grand ! Il assure alors des prestations dans des cabarets et arrive à joindre les deux bouts mais, ce n’est pas son objectif.

Deux ans plus tard, il se jette dans le bain ; il sort son tout premier single « You make me feel good » ce qui attirera l’attention de Jean-Yves Messan qui décide alors de le produire en 2000. Le titre de l’opus « Aurore » ; un album de belle facture contenant la fameuse reprise du succès des années 80 « Eyonga Z’alugu » qui recevra du public, un accueil des plus enthousiaste. Du jour au lendemain, le chanteur gagne le respect puis, la  considération des mélomanes gabonais. Désormais, l’artiste devient incontournable. Il est partout à la fois. Il va même de spectacle en spectacle et peut ainsi assurer la production de ses prochains albums : « Proximité » en 2003, « Sans Commentaire » en 2004 et i y a deux ans « De Mokoko IV ».

 Si  « L’enfant terrible de la musique gabonaise » pousse dés qu’il en sent le besoin des coups de gueules, c’est un fervent militant lorsqu’il s’agit de respect de la corporation des musiciens gabonais. Auteur compositeur et interprète, Landry Ifouta est l’homme qui dit tout haut ce que les gens pensent tout bas. Tantôt critiqué, mais toujours très apprécié de la gent féminine et de ceux qui apprécient les musiques « vraies », on retrouve chez l’homme de scène, ce bon vivant un zeste humoriste. En effet, il est  celui-là même qui, le 22 Juillet 2006, haranguera les mélomanes s’étant déplacés en masse lors du spectacle de Serge Abessolo, Fabio et Pitchou au CCF.

Et si d’aucuns pensent qu’ils dort désormais sur ses lauriers parce qu’il peut aujourd’hui se targuer de bien vivre de son art, et bien il n’en est rien car, le meilleur reste à venir ! N’est-ce pas ?!

 

Continue Reading
You may also like...
Comments

More in Biographies

Populaires

Facebook

To Top