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Meiway parle de sa famille

Meiway parle de sa famille

Le génie de kpalêzo a fait un séjour très discret à Abidjan, il y a quelques jours, pour préparer la sortie de l'album posthume de Deza XXL, son défunt frère. L'occasion pour nous de causer avec un Meiway plutôt zen.


14/08/2007 – • Sais-tu qu'en ton absence, les artistes ont durci leur lutte contre la piraterie…

- Oui. Et je suis très heureux d'avoir déclenché quelque chose. Aujourd'hui, cela a ouvert les yeux à beaucoup de personnes. La situation est en train de se décanter. Au départ, on m'a jeté la pierre quand j'ai frappé du poing sur la table. Mais je ne regrette pas. Et si c'était à refaire, je le referais.

• Ce mois d'Août marque le deuxième anniversaire de la disparition de ton frère, Deza XXL…

- Je dois dire que le frangin manque à toute la famille. On sait ce qu'il a accompli de son vivant. Et aujourd'hui, ça ressemble à une symphonie inachevée. C'est ce que nous avons essayé de rattraper au niveau de Meiway Organisation et de toute la famille Ehui. Nous essayons de sauver l'album qu'il avait commencé à réaliser. Donc, je suis arrivé pour m'occuper de tout ça. 

• Que contient cet album ?

- Ce sont des chansons que Deza avait commencé à réaliser. Il y en a huit au total : sept titres et un remix. Il y a trois titres qui portent la voix de Deza. Mais pour les autres, il n'avait pas encore commencé à faire les voix quand il est…parti. 

• Tu chantes sur cet album…
 
- Non ! On a essayé de rajouter des chœurs pour étoffer tout ça, parce qu'il manquait les chœurs. Deza avait juste fait l'orchestration, ainsi qu'une voix témoin. Et cette voix témoin, on l'a gardée telle quelle. Vous excuserez les imperfections. On a voulu conserver les choses en l'état pour ne pas dénaturer ce qu'il avait commencé à faire. Car, c'est pour moi quelque chose de sacré. Je ne voulais pas… «profaner» l'album. D'autant plus que pour moi, un album à titre posthume est un album sacré. Je ne sais pas dans quel sens Deza voulait partir en composant ses chansons. Donc, poser ma voix dessus aurait dénaturé les chansons à la base. J'ai essayé de sauver ce qui n'était pas du tout chanté en imaginant des chœurs par rapport aux titres des chansons. Mais je suis resté le plus fidèle possible à ce qu'il avait fait à la base. 

• … 
- C'était très important pour moi de sortir cet album! Parce que j'allais m'en vouloir de ne pas sauver quelque chose que Deza avait déjà engagé. Aujourd'hui, sa fille est là. Je m'en voudrais si un jour elle est abandonnée et se retrouve dans la rue. C'est pareil pour cet album qui est «un enfant» de Deza. 

• A propos de la fille de Deza, dernièrement sa mère, dans une interview, accuse ta famille et toi de ne pas l'aimer, de vouloir lui arracher l'enfant…

- Moi, j'ignore ce genre de choses. Deux ans après la mort de quelqu'un, ce n'est pas le moment de polémiquer. Elle et moi nous ne menons pas le même combat. Par respect pour la mémoire de mon frère, je ne rentre pas dans ce genre de débat. Mon éducation ne me le permet pas. Si je le fais, ce serait souiller la mémoire de Deza et je ne peux pas faire cela. 

• Autre chose plus personnelle : pour pouvoir passer sur les grandes chaînes occidentales, une astuce est de faire des duos avec des artistes de renommée mondiale… 
- Je suis quelqu'un qui a toujours prôné les duos plutôt que les duels. Et je suis ouvert aux collaborations. Je l'ai souvent prouvé d'ailleurs avec les nombreux duos que j'ai pu faire. Pour moi, ce n'est pas un phénomène nouveau. Ce sont des perches qu'on me tend… 

• … 
- Je suis quelqu'un de très ouvert aux autres publics, aux autres musiques aussi. Donc, c'est avec plaisir que j'ai fait des duos avec Koffi Olomidé, Kojo Antwi, Lokua Kanza …qui sont des sommités dans la musique africaine. Mais je ne m'arrêterai pas là. Demain, si j'ai la possibilité de faire un duo je le ferai. Mais pour moi, les duos, ce n'est pas la meilleure façon de prouver qu'on connaît son travail. C'est plutôt dans le sens de partager ma culture avec d'autres. Je ne fais pas les duos pour des raisons commerciales. 

• A Paris, où vis-tu ?

- Je vis chez moi, avec ma famille. J'ai un appartement. J'ai un pied-à-terre à Paris et un autre à Abidjan. Ici, c'est la plaque tournante de la musique en Afrique. Comme Paris l'est aussi pour l'Europe. En ayant les pieds des deux côtés, ça me permet d'être connu un peu partout dans le monde. 

• Et tes enfants ?

- Je vis avec une partie de mes enfants. Pas tous. Il y en a deux qui sont avec moi à Paris et les trois autres -Sarah, Astreed, Johanna dont on a souvent entendu les noms dans mes chansons- vivent à Londres. 

• Qui sont les mères respectives de tes enfants ?

- Mes enfants ont des mamans formidables. Parce que j'ai confié en grande partie l'éducation de mes enfants à leurs mères, à cause de mes nombreux déplacements. Comme je ne suis pas régulièrement à la maison, je ne peux pas suivre leur éducation au jour le jour. C'est très important d'avoir des mères indépendantes qui assument leur responsabilité quand je ne suis pas là. 

• Tu parles d'indépendance financière ?

- Pas forcément, parce que l'éducation ce n'est pas seulement la mère. Cela engage aussi le père. Donc, c'est une complémentarité qui doit s'installer, financièrement comme psychologiquement. Ça ne doit pas être de façon unilatérale, puisqu'un enfant se fait à deux. Alors, quand je parle d'indépendance, c'est sur tous les plans. C'est en cela que je dis que je suis heureux d'avoir des femmes qui assument parfaitement cette responsabilité et je suis fier aussi de mes enfants qui sont des enfants exemplaires. 

• Tu n'as toujours pas dit qui sont les mères de tes enfants ? 
Bêh ! (Il hésite) leurs mères sont…là. (Rires). 

• … 
- Elles sont là. Je les aime. J'aime aussi mes enfants… Je n'ai pas envie de parler d'elles sans leur autorisation. Parce qu'en même temps que je respecte ma vie privée, je respecte aussi la leur. Pour moi, c'est très important de protéger ce genre de choses d'autant plus que nous sommes des personnages publics. Et un personnage public doit faire rêver plutôt qu'autre chose.

Sinon avec les mères de mes enfants, j'ai des relations très cordiales, heureusement. Ce n'est pas évident quand on est le père de plusieurs enfants de différentes mères. On rêve toujours d'avoir une harmonie de vie, mais c'est très difficile quand on vit dans ce contexte. Je dirai que j'ai la chance d'avoir des mères formidables. Des mères qui ont compris surtout que le plus important, c'est l'éducation des enfants et leur avenir. Même si entre le papa et les mères il y a eu quelques conflits. Je pense que ce sont des choses qui arrivent dans la vie d'un couple. Maintenant, il faut protéger la vie des enfants afin que leur avenir soit garanti. 

• Et Awa, ta danseuse, c'est elle ta nouvelle femme ?

- Ah, non ! Awa n'est pas ma femme. Awa, c'est ma danseuse. J'ai eu mon troisième fils avec Awa. Elle est la mère de mon fils, ce n'est pas ma femme. Il ne faudrait pas qu'il y ait des confusions. Elle danse toujours avec moi, d'ailleurs. Il se raconte qu'elle est partie avec un diamantaire (il rit), je ne suis pas au courant parce qu'elle ne m'en a pas parlé. Ce que je peux certifier, c'est qu'elle travaille toujours avec moi. Et je dis merci à ce “diamantaire” qui laisse sa compagne continuer à danser avec moi. 

• Sur quels critères choisis-tu tes danseuses ?

- J'insiste sur le professionnel. Il faut être ponctuelle, être pro, en général. Etre soignée sur scène… 

• Et le physique ?

Il faut qu'il y ait une harmonie au niveau du physique. J'ai toujours souhaité avoir des danseuses du même type autour de moi. C'est-à-dire, si la pionnière, la patronne qui est Awa (c'est elle qui fait les chorégraphies et recrute les danseuses, ndlr) est grande et mince, il faut que les autres soient grandes et minces pour avoir une harmonie d'ensemble. Parce que sur scène, il faut vraiment que ce soit beau à voir. Quand vous avez quatre danseuses qui ne sont pas en harmonie, une fait 1,60 m une autre 1,80 m ça fait un peu désordre. Mais je répète qu'une danseuse, c'est d'abord une personne qui doit savoir danser. Maintenant, le physique vient après. Ce critère est un plus pour moi. 

• Une autre digression, s'il te plaît ? Te souviens-tu de la dernière fois que tu t'es fait draguer ?

- C'était un homme. Après un concert, un homme m'a approché dans les coulisses. Il m'a tendu sa carte de visite et il a pris mon contact. Plus tard, il m'a appelé pour m'inviter à déjeuner. Je n'avais pas le temps et il a insisté pour qu'on se voie plus tard si ça ne me dérangeait pas de partager un pot avec lui. Il m'a invité dans la suite qu'il occupait dans un hôtel. C'est comme ça que j'ai commencé à avoir des indices… Et j'ai levé le pied. 

“Sur l'album, on a gardé la voix de Deza telle quelle. 
On a voulu conserver les choses en l'état” 

• Comment a-t-il réagi après ton refus ?

Je n'en sais rien. Cela m'importe peu qu'il l'ait pris en mal ou en bien. Pour moi, l'essentiel, c'est d'avoir dit la vérité. Et comme ça, les choses sont claires tout de suite..

Source : Afriklive.com

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